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Pouvoir d’achat immobilier : que peut-on acheter avec 2 000 € nets par mois en France ?

Selon une étude menée par Le Figaro Immobilier, seuls 9 villes françaises sur 42 de plus de 100 000 habitants permettent encore d’acheter au moins 50 m² dans l’immobilier ancien avec un revenu de 2 000 € nets par mois.
Une surface qui représente souvent le minimum pour un vrai logement familial.

Comment est calculée la capacité d’emprunt ?

Le profil étudié est celui d’un acheteur type :
– 2 000 € nets par mois
– 32 ans (âge moyen des primo-accédants)
– aucune dette en cours
Selon les calculs réalisés avec Meilleurtaux, il peut emprunter 134 000 € sur 25 ans, avec un taux moyen de 3,38 % et une assurance à 0,34 % (octobre 2025).
Avec 10 % d’apport, son budget atteint 147 400 €.
Une fois les frais d’acquisition ajoutés (environ 9 % dans l’ancien et 4 % dans le neuf), le prix d’achat réel possible est de :
135 200 € dans l’ancien
141 700 € dans le neuf

Les villes encore accessibles

Quelques villes restent abordables pour ce profil.
Saint-Étienne, Limoges et Perpignan arrivent en tête : avec des prix bien inférieurs à 2 000 €/m², un budget de 135 380 € permet d’acheter entre 70 et 100 m² dans l’ancien.

Ces marchés offrent encore des logements familiaux accessibles, une bonne desserte et attirent des ménages venus de grandes métropoles, en quête de surfaces plus généreuses.

Une accessibilité qui se réduit fortement ailleurs

Sur les 42 villes étudiées, seules 9 permettent d’acheter 50 m² ou plus, soit 21 % du total.
Dans les autres, il faut se contenter de petites surfaces, s’éloigner du centre ou acheter à deux.
À l’inverse, certaines villes sont presque devenues hors de portée :
Paris : seulement 13 m² finançables
Boulogne-Billancourt
Annecy
Dans ces marchés, même un couple de revenus modestes peine à acheter. L’accès à la propriété dépend surtout d’un apport élevé ou de revenus nettement supérieurs à la moyenne.

Une fracture territoriale marquée

L’étude met en lumière un écart massif entre les territoires :
– pour le même budget, un acheteur peut acquérir près de 8 fois plus de surface à Saint-Étienne qu’à Paris ;
– l’éloignement devient souvent la seule solution pour les revenus modestes, avec des trajets plus longs et des coûts supplémentaires ;
– dans la plupart des grandes métropoles, l’offre accessible se réduit fortement.
Comme le résume Justine Gay (Le Figaro Immobilier), cette situation révèle une véritable fracture territoriale, où quatre salariés sur dix n’ont plus la possibilité de devenir propriétaires d’un logement familial dans la majorité des grandes villes françaises.